Clicca sull'immagine per ingrandirla
Charles Baudelaire L‘Albatros

Souvent, pour s‘amuser, les hommes d‘équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l‘azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d‘eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu‘il est comique et laid!
L‘un agace son bec avec un brûle-gueule,
L‘autre mime, en boitant, l‘infirme qui volait!

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l‘archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l‘empêchent de marcher.

 

(Les fleurs du Mal)

ICI la version italienne

Lascia un commento

Il Tuo Indirizzo Email non sarà pubblicato.

*

Copyright © 2003-2020 – Tutti i diritti riservati. – Disegnato e realizzato da Lio Saccocci

Pin It on Pinterest

Shares
Share This

Condividi se ti è piaciuto!

Dammi una mano, fammi conoscere ai tuoi amici!